-Dans le journal « LE SOIR » du 29 mai 2008, DAVE SINARDET, politologue à l’Université d’Anvers, écrit qu’on réduit l’image de la Flandre à celle dune partie de la Flandre, d’une minorité, en prétendant que le nombre de séparatistes se situe autour des 10%.
Comment peut- il sérieusement affirmer une telle chose ? C’est occulter que cette prétendue minorité séparatiste s’est imposée au gouvernement en s’alliant avec des partis traditionnels, formant ainsi une MAJORITE séparatiste.
- En irritant fortement les gens du Nord, les Nations Unies ont souligné le caractère discriminatoire qu’est d’accorder la priorité aux néerlandophones, pour l’attribution d’un logement en région flamande.
- Le rapport des trois émissaires Européens devant le refus de nommer les trois Bourgmestres de la périphérie bruxelloise, démocratiquement élus par une grande majorité de la population, est très critique
- Le Ministre des Affaires Etrangères Karel De Gucht, parle sans aucune diplomatie, en R.D.C (République Démocratique du Congo), mais avec une condescendance blessante pour ses interlocuteurs. ( Cela n’est pas nouveau)
Le résultat est une crise, peut-être même une rupture, des relations diplomatiques entre nos deux pays. Cette fois encore s’oppose les politiques flamande et wallonne
De Gucht a-t-il un agenda caché, quoiqu’il s’en défende ?
- Francophones, cessez de salir la Flandre ! On abîme ainsi l’image de la Belgique
-Le Ministre Président Kris Peeters juge incorrect, que les francophones fassent appel à l’Europe pour défendre leurs intérêts.
Mais pour les Flamands, il est permis de tenir des propos calomnieux sur les francophones dans la presse étrangère, notamment française (Incapacité intellectuelle, paresse, arrogance) et de médire sur leur misère économique.
Quant à l’image de la Belgique, depuis quand les « bons Flamands » s’en préoccupent-ils ?
S’en désintéresser pour la reprendre ensuite selon son bon plaisir est la solution de facilité.
-Yves Leterme, (chef d’un grand parti flamand C.D. &V, allié au parti séparatiste N.V.A., qui obtint lors des élections passées près de 800.000 voix de préférence) a déclaré froidement devant la presse parisienne que :
La Belgique ne représentait plus une valeur ajoutée pour la Flandre
La Wallonie est comme un sac de cailloux sur le dos des Flamands
Que les seules choses communes aux Belges sont : le Roi, l’équipe de foot, et certaines bières.
Yves Leterme est maintenant premier ministre.
- L’Affaire des plaines de jeux de LIERDEKERKE réservées aux seules personnes parlant un idiome de la région, relève de la discrimination, ou pire, de la xénophobie…Le francophone qui ne parle pas le néerlandais est considéré comme un étranger.
Depuis, cette « condition » a été supprimée par le ministre flamand de l’Intérieur Keulen…mais révèle toujours bien l’état d’esprit qui règne au nord du pays.
- Si certains Flamands, la main sur le cœur, affirment ne pas vouloir la sécession du pays, tous parlent et agissent de façon à ce qu’il en soit ainsi.
Dixit Mr. Wauters Beke, président du C.D. &V. « Plusieurs représentants des partis flamands, affirment que la frontière linguistique a valeur de frontière d’Etat Dans ce cas, il est pour eux évident que Bruxelles, capitale de la Région flamande, ne peut être que située en Flandre et non dans un autre Etat.
Pour concrétiser leur point de vue, tous les politiciens du Nord n’exigent que B.H.V. (Bruxelles-Halle-Vilvorde) fassent partie de la Région flamande et non plus de la région bruxelloise.
En réaction, les francophones veulent une liaison de la Wallonie à la Région bruxelloise. Une fédération Wallonie-Bruxelles pourrait ainsi être envisagée ; Bruxelles ne serait plus une enclave en terre flamande mais…Les Flamands ont bien compris la manœuvre et ne veulent pas en entendre parler. Avec ou sans l’accord des francophones, ils passeront de nouveau en force pour fixer la nouvelle frontière qu’ils réclament à grands cris : « .Nous sommes majoritaire et vous n’avez qu’a vous incliner si vous n’êtes pas d’accord. »
C’est la démocratie vue de Flandre.
Il faut aussi noter qu’ils (Les Flamands) occupent presqu’exclusivement tous les ministères au gouvernement fédéral.
- Extrait de la « Carte blanche » du 3 juin 2008 (Le Soir) de Mr. Jacques Thisse professeur d’Economie à l’U.C.L. :
…si on part du point de vue que le problème communautaire est insoluble, alors il vaut mieux se séparer sans attendre.
…Un Etat Wallonie-Bruxelles formé de deux entités géographiquement séparées, aurait peu de chance de survivre…cela passe par l’élargissement de Bruxelles ; ce qui est inacceptable pour les Flamands.
…Un divorce est de loin préférable au pourrissement actuel.
Que feront les Bruxellois ? Eux qui ne sont ni Wallons ni Flamands ?
- Il est plus que temps, pour les francophones, de cesser d’espérer qu’après tant d’années de confrontations et de boiteux compromis, les relations Nord-Sud puissent encore s’améliorer. Aux agressives actions nationalistes flamandes, les Wallons doivent opposer une réaction de même intensité sous peine de devoir danser de plus en plus sur une musique nordiste
Les politiciens wallons doivent abandonner ce qui est souvent, pour eux, la recherche du pouvoir pour le fric. L’intérêt général doit être leur occupation première, et non leur intérêt personnel.
L’intense propagande belgicaine dont les médias nous ont abreuvés, ne pourra arrêter la marche de l’Histoire. Il faut s’en faire une raison et regarder la réalité en face. Qu’on le regrette ou non, « l’Etat Belgique va disparaître » malgré qu’à maintes reprises des pusillanimes francophones ont courbé l’échine pour sauver le pays…en vain !
L’heure est venue pour les Wallons de se redresser, de prendre leur avenir en main, de faire front avec courage :